Astrid Bayiha lit Balles perdues
de Jennifer Clement (Flammarion)

Balles perdues, Flammarion

Sur le parking d’un camp de caravanes, en plein cœur de la Floride, Pearl vit à l’avant d’une Mercury avec sa mère Margot qui dort sur le siège arrière. Elles se sont créé un quotidien à deux, fait de chansons d’amour, de porcelaine de Limoges, d’insecticide Raid et de lait en poudre. Mais cet équilibre fragile bascule à mesure que Pearl prend conscience du trafic d’armes qui s’organise autour d’elle. À travers le regard d’une jeune fille à peine sortie de l’enfance, Jennifer Clement dénonce avec humour et poésie le sort imposé aux plus démunis et les ravages causés par le marché́ de l’armement aux États-Unis.

Traduit de l’anglais (États-Unis) : Patricia Reznikov.

Jennifer Clement

Jennifer Clement est née en 1960 à Greenwich, dans le Connecticut. Elle est poète, biographe et romancière. Elle a reçu le Grand prix des lycéennes du magazine Elle pour son roman Prières pour celles qui furent volées (Flammarion, 2014). Depuis octobre 2015, elle préside le PEN International. Elle vit désormais à Mexico.

Astrid Bayiha

Astrid Bayiha est comédienne, auteure, chanteuse et metteure en scène.
Elle entre au Conservatoire National Supérieur d’Art Damatique de Paris en 2007.
Elle y sera formée, entre autres, par Andrzej Seweryn, Guillaume Gallienne, Mario Gonzalez, Michel Fau, Yves Boisset et Sandy Ouvrier…
A sa sortie du Conservatoire en 2010, elle travaille avec le performer new-yorkais Eric Wallach, et joue le rôle-titre des Mamelles de Tirésias d’Apollinaire adapté en anglais américain, au Théâtre de la Reine Blanche.
C’est le début de nombreuses collaborations, et sur différentes scènes de théâtre ( Théâtre Nationaux, CDN, Scènes Nationales…) avec des metteur.e.s en scènes tels que Catherine Riboli, Gerty Dambury, Irène Bonnaud, Eva Doumbia, Paul Desveaux, Mounya Boudiaf, Hassane Kassi Kouyaté, ou encore Bob Wilson pour lequel elle a interprété un des rôles principaux, dans la création des Nègres de Jean Genêt qu’il a faite à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, en 2014.
En 2015, elle crée Jaz de Koffi Kwahulé, un spectacle qu’elle a conçu avec l’aide d’Ayouba Ali à la mise en scène, au festival Seuls en Scène-Princeton French Theater Festival, à Princeton University aux Etats-Unis. Ils le reprendront en 2016 au festival d’Avignon dans le cadre de la Belle Scène Saint-Denis, la programmation jumelée du Théâtre Gérard Philippe-CDN de Saint-Denis et du Théâtre Louis Aragon en Avignon.
En 2016, elle joue dans Théâtre, la création « géopoétique » et musicale de Marcus Borja mise en scène au Théâtre de La Colline, dans le cadre du festival Impatience. Le spectacle sera rejoué au printemps 2017 au Théâtre de la Cité Internationale.
Depuis 2010, Astrid Bayiha est membre du comité de lecteurs du Jeune Théâtre National et y met régulièrement en espace des textes inédits ou peu connus d’auteurs contemporains.
Après une mise en lecture de sa pièce Mamiwata, au JTN en février 2015, elle en présente une maquette au mois de mai de la même année, au Théâtre Darius Milhaud.
Mamiwata est de nouveau présentée publiquement, à l’issue d’un compagnonnage, au Théâtre Gérard Philipe-CDN de Saint-Denis au mois de septembre 2016, avant d’être créée au mois d’avril 2017 au Théâtre de l’Opprimé.
En 2017, Elle joue aussi dans la création de la pièce J’ai 17 pour toujours, écrite et mise en scène par Jacques Descorde ( Théâtre du Nord-CDN, CDN de Montluçon, festival d’Avignon…)
En 2018, on la retrouve dans Tram 83 ( La Criée Théâtre National de Marseille, Le Tarmac, les Francophonies en Limousin…), une adaptation du roman de Fiston Mwanza Mujila, faite et mise en scène par Julie Kretzschmar.
Son spectacle Mamiwata sera également repris au mois de mars 2018 à Tropiques Atrium – La Scène Nationale de la Martinique.

Cette saison, c’est à La Criée Théâtre National de Marseille, que Mamiwata se jouera pour sa troisième année consécutive.
Astrid Bayiha sera, par ailleurs, dans trois créations : Othello, mis en scène par Arnaud Churin ( qui pourra être vu en 2019 au Théâtre de la Ville, à Paris ), Separation(s), une adaption de Bérénice de Racine et de Clôture de l’amour de Pascal Rambert faite et mise en scène par Denis Loubaton ( Odéon-Théâtre National de l’Europe et Lavoir Moderne Parisien ) puis À Parté, de et par Françoise Dô ( Théâtre de Vanves, Tropique Atrium, Théâtre Ouvert…)

Crédits photos

Jennifer Clement © Astrid di Gollanza | Astrid Bayiha © Julie Reggiani

Entrée libre
Réservation conseillée
  • Date
    27 juin 2019
  • Heure
    11:00
  • Lieu
    Chapelle des Carmélites
    | Toulouse
  • Durée
    45 minutes