Boudu Conf’, avec le magazine toulousain Boudu

Autour de Pessoa

Au programme de ce premier rendez-vous concocté par la rédaction du mensuel toulousain BOUDU, un débat sur la traduction. Pendant près de 40 ans, le titre français du recueil de fragments posthumes de Pessoa a été Le livre de l’intranquillité. Il est réédité aujourd’hui sous le titre : Livre(s) de l’inquiétude. Un détail révélateur de la difficulté de traduire à la fois le portugais, le Portugal et l’âme de Pessoa…

Rencontre animée par Jean Couderc, Sébastien Vaissière et Gabriel Sandoval, président de l’association des lecteurs de BOUDU.

Fernando Pessoa

Fernando Pessoa est né en 1888 à Lisbonne. Pendant trente ans, de son adolescence à sa mort, il ne quitte pas sa ville de Lisbonne, où il mène l’existence obscure d’un employé de bureau. Mais le 8 mars 1914, le poète de vingt-cinq ans, introverti, idéaliste, anxieux, voit surgir en lui son double antithétique, le maître « païen » Alberto Caeiro, suivi de deux disciples : Ricardo Reis, stoïcien épicurien, et Álvaro de Campos, qui se dit « sensationniste ». Un modeste gratte-papier, Bernardo Soares, dans une prose somptueuse, tient le journal de son « intranquillité », tandis que Fernando Pessoa lui-même, utilisant le portugais ou l’anglais, explore toutes sortes d’autres voies, de l’érotisme à l’ésotérisme, du lyrique critique au nationalisme mystique. Pessoa, incompris de son vivant, entassait ses manuscrits dans une malle où l’on n’a pas cessé de puiser, depuis sa mort en 1935, les fragments d’une œuvre informe, inachevée, mais d’une incomparable beauté.

Crédits photos

Entrée libre
  • Date
    29 juin 2018
  • Heure
    16:30
  • Lieu
    Ostal Occitania
    | Toulouse
  • Durée
    1h