Entretien avec Manuel Vilas

Mon cœur ressemble à un arbre noir couvert d’oiseaux jaunes qui piaillent et me perforent la chair.” Tel est l’autoportrait brut et sans tabou d’un écrivain confronté à la disparition de ses parents. Assailli par les fantômes de son passé, il retrouve espoir dans le souvenir baigné de lumière jaune de leur amour et de la beauté d’antan. À travers l’évocation d’une famille modeste, c’est alors la peinture d’une certaine Espagne qui se révèle à nous dans toute sa complexité. L’appartenance à une classe sociale, l’éducation, l’alcoolisme ou encore la paternité sont autant de sujets traités ainsi de façon personnelle et collective à la fois.
Profondément sincère, bruyamment intime, merveilleusement écrit dans une langue à la fois poétique et crue, Ordesa se lit comme la catharsis d’un deuil impossible, celui de la mort de nos parents et de la fin d’une époque, une expérience pour le moins universelle.

Traduit de l’espagnol (Espagne) par Isabelle Gugnon

Écrivain poète né en 1962 à Barbastro en Espagne, Manuel Vilas est une figure d’avant-garde de la littérature espagnole. Il réside dans l’Iowa où il enseigne l’écriture créative. Ordesa l’a imposé comme un écrivain majeur de la littérature espagnole à l’instar de Cercas ou Muñoz Molina. Il a obtenu en 2019 le prix Femina Étranger.

Entretien avec Kerenn Elkaïm.

Crédits photos

© LIisbeth Salas

Entrée libre
  • Date
    26 juin 2020
  • Heure
    19:00
  • Lieu
    En ligne
  • Durée
    10 min