1969 – La Nuit blanche (Partie 1 : Lectures & Musiques)

1969 – La Nuit blanche (Partie 1 : Lectures & Musiques)

Alors que France fredonne avec Gainsbourg et Birkin 69, année érotique, il s’en passe des choses en Amérique : le « Bed-In » de John Lennon et Yoko Ono dénonce la guerre au Vietnam, les premiers pas de l’homme sur la lune, le légendaire festival de Woodstock. Alors que Patti Smith et Robert Mapplethorpe emménagent au Chelsea Hotel à New York, la contestation gronde dans les milieux homosexuels et dans la communauté noire. Quel été ! Déjà, les hippies et leur flower power en imposent à la beat generation et Jack Kerouac meurt en octobre. En lectures, karaoké, projections, Thomas Gonzalez et Judith Henry, maîtres de cérémonie de cette Nuit blanche, reviennent sur cette mythique année 1969 avant qu’un dj set ne transforme le Théâtre de la Cité en une immense boîte de nuit.

Entrée gratuite.

RÉSERVATION OBLIGATOIRE

LECTURES & CHANSONS (PAR ORDRE D’APPARITION) :

Judith Henry et Thomas Gonzalez chantent Je t’aime moi non plus de Serge Gainsbourg

Judith Henry lit Munkey Diairies de Jane Birkin (Fayard)

Joana Preiss et Olivier Martinaud lisent Just Kids de Patti Smith (Denoël)

Judith Henry, Thomas Gonzalez et Yann Gael lisent Yoko Ono et John Lennon (L’ultime entretien, Autrement)

Thomas Gonzalez, Christophe Montenez, Olivier Martinaud et Thomas Blanchard lisent Numbers de John Rechy (Éditions Laurence Viallet)

Olivier Martinaud lit Dans la lune de Ron Padgett (Joca Seria)

Yann Gael dit Whitey is on the moon de Gil Scott-Heron [slam]

Judith Henry, Thomas Blanchard, Yann Gael, Olivier Martinaud, Joana Preiss et Thomas Gonzalez lisent Woodstock de Michka Assayas (GM)

Christophe Montenez et Thomas Blanchard lisent Comment devenir parfait de Ron Padgett (Joca Seria)

Thomas Blanchard lit L’écrit de l’éternité d’or de Jack Kerouac (La Différence)

KARAOKE AVEC LE PUBLIC :

Serge Gainsbourg et Jane Birkin, 1969 – Année érotique
Harry Nillsson, Everybody’s talking
John Lennon, Give peace a chance
Judy Garland, Over the rainbow

DJ SET, DE MINUIT À 4H00 DU MATIN

DJ : Tim Lawrence, Patrick Vidal
(voir nuit blanche 2/2 pour plus d’informations)

Thomas Blanchard

Yann Gael

Yann Gael est un acteur franco-camerounais formé à la Classe Libre du Cours Florent et au Conservatoire National d’Art Dramatique dans la classe de Gérard Desarthe. Il créé le rôle de Chocolat dans la pièce du même nom dans une mise en scène de Marcel Bozonnet. Rôle qui sera ensuite porté par Omar Sy au cinéma. Il est le partenaire de Gérard Darmon dans la série policière Duel au soleil, puis d’Adriano Giannini dans Il Coraggio di vincere, pour la télévision italienne. Yann reçoit le prix du Meilleur Acteur au Festival de la Rochelle 2017 pour Le rêve français (réalisé par Christian Faure) – fresque historique entre la Guadeloupe et la métropole (Aïssa Maïga, Firmine Richard…). Il est dirigé par Paolo Sorrentino dans Silvio et les autres – biographie libre de Silvio Berlusconi – puis par Jean-Luc Herbulot dans la série panafricaine Sakho et Mangane tournée à Dakar. Sur l’invitation de Leonora Miano, il signe un chapitre du livre Marianne et le garçon noir, ouvrage collectif sur la masculinité noire, aux éditions Pauvert. Yann vient de finir le tournage du long métrage Salom, réalisé par Jean-Luc Herbulot.

Thomas Gonzalez

Après une formation à l’ERAC, Thomas Gonzalez a travaillé comme acteur auprès d’Hubert Colas, Pascal Rambert, Yves-Noel Genod, Jean Louis Benoît, Le collectif «Lumières d’Août» et Alexis Fichet, Frédéric Deslias, Benoit Resillot, Benjamin Lazar. Avec Thierry Bédard, il joue en 2004 au Festival d’Avignon dans En enfer et QesKès de Reza Baraheni, auteur iranien avec lequel il collaborera à nouveau en 2012. À l’automne 2012, il met en espace Variations sur le modèle de Kräpelin de l’italien Carnevali avec Frédéric Fisbach et Geoffrey Carey au festival ActOral ainsi que deux mises en voix autour des textes d’Alain Kamal Martial et Kamel Daoud aux Rencontres à l’échelle, manifestation pluridisciplinaire internationale de Marseille. Dernièrement, il a joué dans Je suis Fassbinder de Falk Richter mis en scène par l’auteur et Stanislas Nordey.

Judith Henry

Judith Henry commence sur les planches dès l’âge de 11 ans. Au théâtre elle joue sous la direction notamment de Matthias Langhoff, Bruno Boëglin, Michel Deutsch, André Wilms, Jean-Louis Martinelli, Roger Planchon, Christophe Perton, Yves Beaunesne… Au cinéma, elle collabore notamment avec René Allio et Philippe Faucon. C’est son rôle de Catherine dans La Discrète de Christian Vincent qui la révèle au grand public et lui permet de remporter un César du meilleur espoir en 1990. Elle tourne aussi avec Claude Berri, Philippe Bérenger et Alain Desrochers.

Olivier Martinaud

Né en 1978, Olivier Martinaud sort du Conservatoire national supérieur d’art dramatique en 2004 où il suit les enseignements d’Éric Ruf, Joël Jouanneau, Christian Benedetti, Philippe Garrel et Gérard Desarthe. En 2008, il met en scène imbécile au Café de la Danse, une comédie musicale d’Olivier Libaux, avec les chanteurs Bertrand Belin, Barbara Carlotti, JP Nataf et Armelle Pioline. Avec la compagnie « garçon pressé » qu’il fonde à Paris, il met en espace en allemand Erich von Stroheim de Christophe Pellet à Berlin en 2009. Il crée ensuite à La Loge en 2012 un texte posthume de Thomas Bernhard, Mes prix littéraires, qu’il joue avec Claude Aufaure. La reprise du spectacle en 2014 au Lucernaire est l’occasion d’un second épisode inédit avec Laurent Sauvage. Avec le dramaturge Nils Haarmann, il traduit de l’allemand trois pièces de Nis-Momme Stockmann, dont Les Inquiets et les brutes, qu’il met en scène au Lucernaire en 2015 avec Daniel Delabesse et Laurent Sauvage. Il travaille également sur les écritures de Sonia Chiambretto, Frédéric Vossier, Alban Lefranc, Aiat Fayez, Stéphanie Chaillou lors de mises en voix à Théâtre Ouvert, à la Scène Thélème, à la MC93 ainsi qu’à Actoral. Depuis 2004, il enregistre plus d’une centaine de textes pour les émissions et les fictions de France Culture et de France Inter. Il enregistre aussi des voix pour Arte, le Centre Pompidou, le domaine national de Chambord, le Grand Palais et huit livres audio. Il est invité à jouer, performer ou lire des textes dans diverses manifestations littéraires et artistiques comme la Maison de la Poésie (Paris), le Musée de la Chasse et de la Nature (Paris), la Cité de la céramique (Sèvres), l’IMEC (Abbaye d’Ardenne), le Festival de la Correspondance de Grignan. Depuis 2018, il forme un tandem avec l’actrice Joana Preiss. Ils lisent ensemble leurs livres de chevet dont le recueil Dans la chaleur vacante d’André du Bouchet et la Correspondance d’Anaïs Nin et Henry Miller. Ils répondent également à des travaux de commande pour des centres d’art et des festivals, comme le FHEL à Landerneau et la Fondation Thalie (Bruxelles). Au théâtre, Olivier mettra en scène en 2020 Aphrodisia de Christophe Pellet. Au cinéma, il tient le rôle principal du prochain long métrage de Vincent Dietschy, Notre histoire (2019).

Christophe Montenez

Né à Paris, Christophe Montenez grandit à Toulouse. Il découvre le théâtre dans son adolescence, et connaît ses premières vraies expériences de comédien en travaillant avec le metteur en scène Francis Azéma. Il suit entre 2007 et 2009 des cours au Conservatoire de Toulouse, tout en poursuivant des études de lettres modernes. Il est ensuite, entre 2010 et 2013, élève de l’École supérieure de théâtre de Bordeaux Aquitaine.
Il monte après ses études un collectif de théâtre, les bâtards dorés, ce qui lui permet d’être remarqué par le metteur en scène Galin Stoev, qui le dirige dans Liliom. Stoev lui permet ensuite d’entrer à la Comédie-Française, dont il devient pensionnaire en juillet 2014.
En 2017, son rôle de Martin von Essenbeck dans l’adaptation théâtrale du film de Luchino Visconti, Les Damnés, mise en scène par Ivo van Hove lui vaut une nomination au Molière de la révélation théâtrale.

Joana Preiss

Joana Preiss est actrice au théâtre et au cinéma, chanteuse, performeuse et réalisatrice. Elle débute sa carrière en 1992 dans les spectacles de Pascal Rambert pendant dix ans (Gilgamesh, Antoine et Cléopâtre, Félicité, De mes propres mains, etc.) et travaille avec Éléonore Weber (Rendre une vie vivable n’a rien d’une question vaine). Parallèlement, elle collabore avec des artistes tels que Nan Goldin et Ugo Rondinone. Au cinéma, elle a joué notamment dans les films de Christophe Honoré (Ma mère, Dans Paris, Tout contre Léo), Olivier Assayas (Clean, Noise, Boarding gate), Antoine Barraud (Le dos rouge, Son of a Gun), Pia Marais (Die Unerzogenen). Après avoir étudié le chant classique et la musique contemporaine, elle fonde en 1998 le duo expérimental White Tahina avec Vincent Epplay. Elle crée des performances uniques privilégiant l’improvisation et utilisant sa voix comme un instrument. Elle réalise son premier long métrage Sibérie en 2011, puis Lands close to Paterson et Silent Asylum en 2013. Elle a récemment joué au théâtre dans The Moon de MaisonDahlBonnema, au cinéma dans Grave de Julia Ducournau, dans la trilogie de Tonino De Bernardi et dans le dernier film de Vincent Dieutre. Elle prépare actuellement son second long métrage.

Tim Lawrence

Né à Ealing, Londres, en 1967, Tim Lawrence a grandi à Winnersh, une petite ville située à 40 km à l’ouest de Londres.
Après des études de politique et d’histoire moderne à l’Université de Manchester, il retourne à Londres pour travailler comme journaliste dans des programmes tels que A Week in Politics (Channel 4) et Newsnight (BBC2). Suite au décès de ses parents, il trouve un réconfort dans l’espoir et la communauté de la fête, en particulier Feel Real au Gardening Club. À la recherche de sens, il quitte la BBC pour s’installer à New York, où il s’inscrit au programme de doctorat en littérature anglaise de l’Université de Columbia.
Il publie plusieurs livres : Love Saves the Day: A History of American Dance Music Culture, 1970-79 sur l’histoire de la house music et de la culture rave (2004), Hold On to Your Dreams : Arthur Russell and the Downtown Music Scene, 1973-92, autour du musicien Arthur Russell (2009), ou encore Life and Death on the New York Dance Floor, 1980-83, (2016) pour faire valoir cette période, largement négligée par les historiens, et qui constitue, selon lui, l’une des périodes les plus prolifiques et les plus inventives de l’histoire de New York ou de toute ville occidentale.

Patrick Vidal

DJ depuis le début des années 1980, Patrick Vidal est un concentré d’élégance house et d’énergie rock. Un héros sans équivalent. L’un des seuls artistes français à avoir créé des ponts entre le punk, la new wave, le disco et la house. Il enregistre plusieurs singles dans les années 70 avec Marie et les garçons, mythique groupe de l’underground français dont l’un est produit par John Cale du Velvet Underground. Il signe avec Christophe Monier des Micronauts l’un des premiers disques house paru en France. Son dernier disque avec Laurent Caligaris, What If You Never Sleep?, sort en 2015 sur le label lyonnais D!fu. Aujourd’hui, Patrick Vidal passe toujours derrière les platines, que ce soit chez Maxim’s (pour les soirées Bizarre Love Triangle) ou aux Étoiles (pour les soirées Madame Klaude).

Crédits photos

Man on the moon © NASA | Thomas Blanchard © DR | Yann Gael © DR | Thomas Gonzalez © Gilles Vidal | Judith Henry © Abdelwaheb Didi | Olivier Martinaud © Marco Castro | Christophe Montenez © Gilles Vidal | Tim Lawrence © DR | Patrick Vidal © DR