Maggie Nelson

Née en 1973, Maggie Nelson, poétesse, essayiste et critique d’art américaine est l’auteur d’une œuvre de non-fiction dans laquelle elle s’affranchit du carcan des genres littéraires établis. Mêlant avec brio écriture autobiographique et théorie critique, son travail est souvent comparé à celui de Susan Sontag.

Les argonautes, Le Sous-sol

Les argonautes, c’est d’abord une histoire d’amour. Deux êtres qui se rencontrent et tombent éperdument amoureux. Leur amour grandit, leurs deux corps se transforment, et avec leurs mutations d’autres grandes questions résonnent : qu’est-ce que la maternité ? Comment se construit le genre ? Comment vivre et penser la marge en construisant une famille ?

Traduit de l’anglais (États-Unis) : Jean-Michel Théroux

Une partie rouge, le Sous-sol

Maggie Nelson travaille à un recueil de poésie, Jane : A Murder, livre qui revisite l’histoire de sa tante Jane Mixer, assassinée en 1969 dans le Michigan. Trente-cinq ans plus tard, l’affaire est encore irrésolue. Tout va basculer lorsque l’auteur reçoit un appel de sa mère lui annonçant que la police a trouvé un nouveau suspect, un certain Leiterman, sexagénaire et infirmier à la retraite. Un procès aura lieu. Nelson va y assister avec sa mère et son grand-père, contraints de se confronter à nouveau aux images choquantes du meurtre et à un passé enfoui dans la mémoire familiale. Nelson n’oublie pas. Celle que son grand-père ne peut s’empêcher d’appeler “Jane” par mégarde se reconnaît dans cette femme qu’elle n’a pourtant jamais rencontrée, dont la vie et le destin font écho à ses propres questionnements.
Avec Une Partie rouge, Maggie Nelson nous offre une méditation sur ces fantômes qui peuplent nos vies et que l’on tait. L’auteur crée une forme hybride et poétique qui impose une réalité brutale au silence pesant, la juge, la confronte et la fait plier par l’écriture.

Traduit de l’anglais (États-Unis) : Julia Deck

Crédits photos

Maggie Nelson © Tom Atwood